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Bonnes Tables

Le Café des Abattoirs (pour négocier) 30.11.13

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Certains convoqueront le diktat des concepts et l’appétit sous étiquette car du bar à manger au sempiternel bistronomique, de la cantine bio à la mangeoire à burger, la table se doit désormais d’être bornée, tracée, fléchée. Un paysage gastronomique où le régime viandard n’en finit plus de tracer filon avec, comme dernier à l’appel, ce Café tranché généreux (on n’a pas dit épais !) par la dynastie de gueule Rostang (père et filles). En façon citadine et en gauloiserie soft, le bistrot Paname y croise le bouchon lyonnais au détour de menus bien taillés, tarifés à point, disposant, par delà le bon train de grillades, quelques déclinaisons charnues (tartare de veau, salade roquette-oreille de cochon) d’un carnassier léger, rappelant qu’il existe aussi une vertueuse cuisine bouchère.

Un plat : léger (le tartare de veau), plus canaille (le gratin de gras double).
Un vin : un rouge bio du Pays de l’Hérault.
Une table : la 21.
Service : enjoué, enlevé.
La note, SVP ! Menus à 32, 38 et 45 euros.
Parking : Marché Saint-Honoré (39, place du Marché Saint-Honoré, Paris Ier).

Emmanuel Rubin