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Bonnes Tables

Goust (pour négocier) 31.03.13

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On entre ici un peu comme on entrerait dans un grand appartement bourgeois avec, au bout du grand escalier, la salle en façons de salon, les lumières biseautées et les climats de velours. Enrico Bernardo, sommelier de haute voltige (notamment au IlVino) y assume l’idée de la table d’envergure. Le service glisse sur les pointes et la cuisine règle l’allure sur une cave démoniaque. La plupart du temps, ces correspondances savantes entre verre et assiette assomment par trop de morgue mais ici, loin s’en faut, la concertation se fait mutine, délicate à faire dialogue des flacons insoupçonnés sur les compositions caressantes d’un jeune chef espagnol (gaspacho de concombre et homard bleu, riz bomba comme un risotto aux calamars, couteau et citron, caneton rôti sur un chou rouge, millefeuille noisettes et fève tonka). Bref, la haute table du printemps !

Un plat : l’huître façon Bloody Mary.
Un vin : un (rare) montagnieu pétillant.
Une table : la 4.
Service : d’un chic léger.
La note, SVP ! Menus à 35 et 45 euros (déj), à 75 et 130 euros (vins compris).
Fermé dim. et lun.
Parking : Voiturier.

Emmanuel Rubin