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Bonnes Tables

Les Déserteurs (pour négocier) 31.05.14

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Quitte à chercher une table « manifeste » de la jeune scène parisienne, autant choisir celle-là. D’abord parce qu’elle est neuve, ensuite parce que critique et public ne l’ont pas encore trop cabossée de leur engouement. Voici donc, dans l’ordre : le quartier bourgeois mais pas trop (ici, les abords du square Trousseau), le décor du même tonneau (le bon dos des chics bistrots), deux jeunots (salle-fourneaux) tout juste sortis d’une table d’en haut (l’épatant Sergent Recruteur, sur l’île Saint-Louis) et, sans carte ni choix, un menu unique enfilant trois, quatre, six de ces compositions où la cuisine brille par son dépouillement. Une manière de jansénisme gourmand, radicale à ne pas surcharger le maître produit, épuré jusque dans les cuissons, savant à traquer l’herbe rare et le végétal.

Un plat :
anguille sauvage de la Loire, teriyaki, shiso pourpre.
Un vin : un sicilien rouge de chez Cos.
Une table : la banquette.
Service : cool mais attentionné.
La note, SVP ! Env. 35-50 euros.
Fermé dimanche et lundi.
Parking : Vinci (82 bis, avenue Ledru Rollin).

 

Emmanuel Rubin