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Bonnes Tables

Le Dix-Huit (pour négocier) 30.06.14

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Du côté de ce XVIIe des bourgeoisies sages où l’assiette aurait tendance à somnoler dans les convenances, un vertueux bistrot, frais dispo, pétillant, où l’on découvre un de ces jeunes costauds (ex-Apicius, ex-Kitchen Gallery…) pas franchement fébrile à se retrouver en solo, voire prodigue à verser un peu de ses racines philippines pour exciter la fibre classique. Il y a là un exotisme tendre, des petits plats à effets qui tapent dans le mille, et l’idée d’un charme discret de cuisine eurasienne lorsque le turbot s’embourbe joliment dans une émulsion de coques, palourdes, lait de coco, chou pak choi, pourpier et écrasé de vitelotte.

Un plat : langoustines rôties, asperges blanches et os à moelle.
Un vin : marsanne de chez Cuilleron.
Une table : sous la verrière.
Service : tonique.
La note, SVP ! env. 40-50 euros à la carte, menus habiles à 19 et 24 euros (déj).

Emmanuel Rubin