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Bonnes Tables

Le Clarence (pour conclure) 11.02.16

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Décidément, les grands restaurants n’en finissent plus de renouer avec la capitale. Crissant comme papier vélin, celui-ci invite au fantasme d’un château bordelais qui croiserait à un hôtel particulier des beaux quartiers. Vingt-cinq couverts seulement pour trois étages d’opulence voulus par les propriétaires du mythique Domaine Haut-Brion ! Entre aristocratie et surréalisme, le lieu relève le menton du grand style en plaçant sur orbite un service tout en doigté et le talent plein de Christophe Pelé, chef limpide, subtil et singulier, à concilier une ligne terre-mer : langoustines, blettes, lard, truffe noire et sucs – meunière à l’aneth du turbot rôti, pétales de choux de Bruxelles… Est-ce du classique, du contemporain ? Avouons plutôt, l’idée d’une cuisine comme une petite musique !  

Un plat : ris de veau et langoustines, endives braisées au vin jaune et lard di colonata.

Un vin : un bordeaux, Clarendelle du Domaine Clarence Dillon.
Une table : toutes celles du salon-bibliothèque.
Service : un modèle du genre !
La note, SVP ! Menus à 90 euros au déjeuner,190 et 320 euros au dîner.
Où et quand ? 31 avenue Franklin D. Roosevelt, Paris (VIIIe).
Tél. : 01 82 82 10 10. Fermé dimanche et lundi.
Parking : Voiturier.

 

Emmanuel Rubin