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Bonnes Tables

Le Lancaster (pour conclure) 30.10.13

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Le Lancaster appartient à ces bébés palaces parisiens dont la première politesse est de garder de la hauteur sans jamais virer hautain. Des saisons durant, Michel Troisgros (on ne présente plus !) a orchestré sa table avec cette discrétion qui fait aussi le talent. Depuis quelque temps, le grand chef a tiré sa révérence en prenant soin de placer l’un de ses seconds, qui n’a pas perdu de temps pour profiter de l’aubaine. Nous avec, l’instant d’un menu déjeuner, impeccable à tenir la balance entre saveur et sensible (langoustines en gelée et choux chinois, merlan et tétragone à l’huile de menthe…). À deux pas, dans le même quartier (les Champs) et au même tarif (45 euros), de saintes petites horreurs vous filoutent en deux plats
prémâchés. Prière donc de ne pas hésiter, d’autant que décor et service finissent d’emballer dans leur manière douce comme ruban.

Un plat : la sole à la ciboulette, plat totem des Troisgros revu avec élégance.
Un vin : large sélection au verre, et donc un sancerre de chez Dagueneau.
Une table : la table dite du divan.
Service : En avant, calme et droit !
La note, SVP ! Bien sûr le menu (déj) à 45 euros. Pour la carte, env. 120 euros.
Fermé le sam (déj).
Voiturier.

Emmanuel Rubin