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Bonnes Tables

Coretta (pour conclure) 28.02.14

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Entre les rails de Saint-Lazare et Paris qui claque la Porte de Clichy, c’est le genre d’interzone que l’on avait jusqu’ici pas même l’idée de croiser. De là à y déjeuner, il fallait, au moins, la promesse d’une réhabilitation verte (promis, c’est pour le printemps !) et toute l’intrigue de cette table conçue sur le double niveau d’un étonnant bébé building. Au rez-de-chaussée, vue sur la cuisine. À l’étage, vue sur la promesse d’un parc. Au creux de l’assiette, vue sur le talent d’une fraîche équipe (déjà plébiscité à La Néva, VIIIe) qui s’emploie, l’instant d’une carte concise, à des recettes futées, lisibles, mélange de style et de bon sens. Produit de haute source (ne pas laissez filer le canard !), souci végétal et alliance bien campée (veau et anguille fumée au raifort) offrent l’idée d’une cuisine de nouvelle bourgeoisie en même temps qu’un tempérament à ce quartier qui n’en attendait pas tant.


Un plat :
le canard de Madame Burgaud, poires et échalotes confits.
Un vin : un blanc en côtes du rhône, roussanne de chez Yves Cuilleron.
Une table : la 44.
Service : d’une sympathie preste.
La note, SVP ! Formule à 24 euros (déj), menus à 33 et 39 euros.
Parking : Cardinet (face au 168 de la rue).

 

Emmanuel Rubin